Perfect World – Tome 2

Coucou les matous ! Comment allez-vous ? Pas trop mal ? Tant mieux alors ! Vous vous demandez ce que je vous veux aujourd’hui ? Et bien c’est tout simple, c’est encore un avis manga. Et oui, comme quoi la réponse était toute simple n’est-ce pas ?

Mais du quel vais-je vous parler ? Bonne question vu tout ce que je lis – et tout ce que j’ai en retard, mais passons ce détail voulez-vous ? – et la réponse vous l’avez si vous avez lu le titre ou si vous êtes en train de descendre un peu plus bas (ou si vous me suivez sur Twitter, ahaha). Êtes-vous prêt à retourner dans un titre ayant une thématique assez forte et touchant à un handicap ?

 

« Perfect World »

1507-12

6€95 – Josei – 192 pages

Pourrai-je un jour alléger tes souffrances ?

Tsugumi et Ayukawa ont décidé de se mettre en couple ! Mais les deux jeunes adultes, devant mener de front vie personnelles et vie privée, ne se doutent pas encore des obstacles qui vont se dresser devant eux. À commencer par leurs proches, qui n’acceptent pas tous la situation… Leur amour naissant pourra-t-il survivre à toutes ces épreuves ?

 

J’avais déjà parlé du tome 1 lors de sa sortie aux éditions Akata – enfin un peu plus tard – et j’avais été vraiment touchée par ce titre. Lors de la sortie du tome 2, je l’avais acheté de suite, mais n’avait pas encore eu le temps de vous donner mon avis. C’est chose faite à présent !

Nous retrouvons Tsugumi et Ayukawa dans le début de leur histoire d’amour, une histoire où rien ne sera simple car le regard des autres sera bel et bien présent. Pourtant, ils veulent essayer et espérer malgré les difficultés, ce qui est tout à fait normal. Les doutes commenceront tout de même à apparaître malgré tout et d’autres personnages également.

Parlons en de ces autres personnages, bien sûr nous retrouvons ceux du premier tome qui continue de graviter autours du jeune couple. Ces derniers ont également leurs vies, leurs problèmes et leurs espoirs et nous les voyons également grandir, changer, avoir leurs opinions ou vouloir venir en aide. Ce sont des personnes normales, des êtres comme vous et moi qui existent aux côtés des héros. Bien que n’étant pas le centre de l’histoire, ils ont pourtant une importance même minime. Ensuite, nous découvrons également les parents de Tsugumi et l’espoir que ceux-ci pouvaient avoir, leurs problèmes et manières d’être. Certes, le comportement peut paraître radical aux yeux de certains pourtant il est tout à fait logique et normal d’une part par le pays et d’autre part parce que ce sont, justement, des parents. Mais ils ne sont pas les seuls à apparaître, car deux autres personnages pouvant être bien plus dangereux pour le couple sont également présent. Un ancien camarade de lycée et une infirmière.

L’amour peut prendre de nombreuses formes, il ne  faut pas l’oublier.

Un amour parental ou un amour à sens unique. Les deux sont diamétralement opposés et à ces deux là, nous trouvons également l’amour… amour, je ne vois pas comment l’appeler autrement. Dans chacun d’entre eux nous retrouvons l’espoir, celui d’un futur agréable pour ses enfants, celui que notre amour soit reconnu par celui que l’on aime et bien sûr l’amour qui dure toujours. Nous les retrouvons, petit à petit, dans Perfect World et cela le rapproche de ce qui fait notre quotidien également. Les doutes qui vont avec  sont aussi présents. Cela rend chaque personnage un peu plus attachant, plus proche de nous.

Bien sûr, l’histoire en elle-même tient debout et Rie Aruga se débrouille à merveille pour nous faire comprendre les problématiques, les sentiments et tout ce qui entours les personnages. Comme dit plus haut, tout cela est possible et pourrait se passer dans notre monde sans trop de problème. Personne ne sait comment il réagirait s’il se retrouvait en chaise roulante ou tombait amoureux d’une personne l’étant. Nous ne pouvons qu’imaginer et se dire que « oui » ou « non » nous nous serions sentit capable. Cela nous fait réfléchir sur nous même, sur les gens qui nous entourent. De nombreux événements se passent, font évoluer l’histoire et la relation même le plan personnel est touché. Leur réaction, leur vie et les événements qui se suivent pourraient bel et bien se produire dans la vie de tous les jours, les gens peuvent également changer petit à petit tant physiquement que mentalement par rapport à certains événements ou choix.

Les dessins, de leurs côtés,  peuvent être assez irréguliers, mais en même temps nous laisse dans la douceur de l’œuvre ou nous montrent, sans détour, les moments bien plus difficiles. Ils nous aident à entrer dans l’univers, à imaginer, à souffrir ou espérer en compagnie des personnages. Ils sont là, face à nous, et bien que nous voulions réagir à certains moments nous ne pouvons pas. Tout ce que nous pouvons faire c’est réfléchir, faire face à ce qu’il se passe.

Vous l’aurez sûrement comprit, ce deuxième volume m’aura autant plu que le premier. J’ai hâte de pouvoir mettre la main sur le troisième tome, que je n’ai pas encore lu, et pouvoir découvrir ce qu’il se passera dedans. Vu que des « opposants » sont présents dans ce deuxième volume cela n’augure rien de bon, après tout les doutes arrivent tellement vite même si on est réellement amoureux. J’espère que le couple de Tsugumi et Ayukawa continuera, bien sûr, mais tout est tellement possible. De plus, avec ce qu’il s’est passé tant de choses peuvent passer par la tête des personnages et la souffrance ressentie grandir…

 

Et vous, comment avez-vous trouvé ce deuxième volume ? L’avez-vous apprécié ? Qu’auriez-vous dit à la place des parents ? Qu’auriez-vous fait à la place de certains personnages ?

 

Site de l’EditeurExtrait du tome 1

Ugly Princess – Tome 1

« Plutôt Shôjo ces derniers temps, Neko ? » Ah bah… Pas tout à fait, mais c’est vrai que ce début de mois j’aurai carburé aux mangas de ce style les matous. Pourquoi vous dis-je cela ? Et bien parce que c’est encore un shôjo qui s’ajoute à la liste. L’auteur ? Natsumi Aida. Vous la connaissez n’est-ce pas ? Oui, c’est l’auteur de Switch Girl !! ! Même si dans le cas présent nous parlerons de son autre œuvre présente aux éditions Akata

« Ugly Princess »

 

Mito Meguro est en dernière année de collège, et son quotidien n’est pas tout rose : à cause de son physique peu flatteur, elle est la risée de tous. Mais depuis que le beau Kumimatsu lui a adressé la parole, elle a décidé de se prendre en main et d’arrêter de se lamenter ! La route pour s’accepter soi-même sera longue et remplie d’épreuves… mais jamais cette anti-héroïne, loin des clichés, ne baissera les bras.

Mito est une jeune fille comme on en croiserait souvent. Elle n’est pas parfaite, loin de là, mais n’est pourtant pas si moche que cela. Juste un peu plus forte que la norme. Le souci est réellement sa confiance en elle, confiance qui n’existe plus face aux autres principalement avec les garçons. Comme d’autres personnes, elle joue à la console et principalement à un jeu vidéo nommé « Princess Paradise ». Lorsqu’elle ne fait pas attention, elle passe en mode « sans frontière » ce qui peut la faire paraître louche aux yeux d’autres personnes. Heureusement, ces deux amies sont habituées et la préviennent lorsque cela arrive.

Je dois avouer que je n’avais pas lu Switch Girl !! alors que les volumes se trouvent chez une amie. Il faudrait que je pense à les lui emprunter un jour, ne serait-ce que pour au moins les feuilleter. Ce faisant, je ne peux pas comparer les deux séries mis à part sur ce que je sais – ou ai déjà entendu – sur Switch Girl !! et par rapport à ça… Mis à part les deux modes existant dans chacune des séries rien ne peut me venir en tête. Car oui, dans Switch Girl !! il y a le mode « On/Off » quant à Ugly Princess on y retrouve un mode « Sans frontière ». Pas trop de comparaisons possibles sur le coup !

Mito est le genre de personne que l’on pourrait être si nous avions vécu ce qu’elle a connu lorsque son amour pour quelqu’un a été révélé au grand jour devant sa classe. Cette personne en profitera même pour la rabaisser. Ceux qui ont déjà vécu quelque chose d’à peu près similaire, pas obligatoirement identique à ce qu’a vécu Mito, comprendront sûrement ce qu’elle a vécu et le courage dont elle devra faire preuve petit à petit. Ce courage, elle le trouvera grâce à l’un des rares garçons qui lui parlera et l’aidera sans contrepartie. J’apprécie également son amitié avec Maru et Haru, qui la connaissent assez bien pour se rendre compte lorsque cela ne va pas.

Ce garçon, c’est tout simplement Kunimatsu l’un de ses camarades de classe avec qui elle n’a jamais parlé auparavant. Il est relativement calme, ne prête pas attention aux ont-dits et au physique des gens tout en s’avérant assez… Tête en l’air ? Maladroit ? Un peu des deux à la fois, il semblerait… Il veut également mener à son terme ce qu’il débute tout en n’aimant pas du tout – du moins d’après ce que l’on voit – la discrimination. Mito craquera tout simplement sur lui et ce un peu plus chaque jour.

Le courage que trouvera Mito pour avancer est dû à Kunimatsu, à sa réaction et à celles qui suivront. Il est un peu le phare lui permettant de retrouver son chemin dans une mer agitée ou, tout simplement, l’une des personnes lui ayant tendu la main malgré ce qu’elle pense d’elle-même. Malgré tout, Mito n’ose pas encore en parler à ses deux amies et on ne sait pas du tout comment elles le prendront en l’apprenant – même si ce n’est pas la mort non plus… Ce serait le comble qu’elles prennent mal le fait que leur amie ait le béguin pour un garçon de sa classe – peut-être, la réponse viendra-t-elle dans les tomes futurs ?

L’histoire en elle-même est celle d’un Shôjo classique au début, une fille qui tombe amoureuse d’un garçon. Plus habituel comme début, il n’y a pas. Le personnage par contre n’est pas celui de la fille la plus mignonne du collège – ou du lycée, ça fonctionne aussi – étant donné que Mito est l’opposé même de la fille svelte, aux longs cheveux soyeux et à la peau de pêche. Non, elle a des complexes qui la touchent tant physiquement que mentalement, ce qui la rend proche d’un être humain normal. Comme n’importe qui, elle désire avancer, être aimée et il lui fallait un déclencheur afin d’avoir le courage de « changer ». Déclencheur qui sera Kunimatsu. Le seul souci que j’ai eu fût le côté répétitif des premiers chapitres, car je n’avais pas l’impression d’avancer ce qui a changé dans les suivants. A voir dans le tome 2 par rapport à cela, en espérant que l’histoire avancera.

Les dessins sont assez agréables et je trouve même Mito assez choute à certains moments. Bon, on oublie le photoréalisme parce que les gros plans fait sur elle ne la mettaient pas du tout en valeur. Ayant trouvé, par miracle, la version collector du tome 1 j’ai pût profiter de la couverture de celui-ci qui est assez douce et me rappelle un peu les coups de pastels.

D’ailleurs, j’ai pût lire l’interview de l’auteur présente dedans et je l’ai plutôt bien appréciée. C’est le genre de chose que j’aime bien découvrir dans certains premiers tomes – ou autres tomes, ça dépend – car on en apprend un peu plus sur ceux s’occupant de la série, que ce soit l’auteur ou ceux l’accompagnant dans son aventure.

Pour en finir, c’était une découverte agréable. Pas un coup de cœur comme Perfect World, mais pas un mauvais moment à passer durant la lecture non plus. A voir durant le tome 2 comment cela se passera.

Et vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous continué la série ?

Site de l’EditeurExtrait

Perfect World – Tome 1

A l’origine je voulais écrire l’article sur « Monochrome Animals » mais un manga est passé devant malgré lui et malgré l’envie initiale. Oui, cela arrive, mais ne vous inquiétez pas l’avis général sur « Monochrome Animals » arrivera d’ici peu. Vous vous demandez peut-être quel est ce manga qui a totalement modifié mes plans initiaux ? Et bien la réponse arrive dans peu de temps les matous !

 

« Perfect World »

perfect-world-tome-1-834094-264-432

6€95 – Josei – 192pages

Tsugumi Kawana, 26 ans, travaille au sein d’une entreprise de décoration d’intérieur. Sa vie aurait pu se poursuivre sans heurts si, au cours d’une soirée professionnelle, elle n’avait croisé son premier amour : Itsuki Ayukawa. Le temps a passé depuis le lycée, et surtout, un drame a frappé le jeune homme, le laissant handicapé à vie. Certaine qu’elle n’aura ni la force ni l’envie de sortir avec un homme « au corps amoindri« , la jeune fille va pourtant sentir quelque chose changer en elle…

 

« Depuis que j’ai commencé à faire des sorties avec Ayukawa, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas éviter les regards et les attitudes grossières des gens envers les personnes handicapées. » Kawana.

Sorti aux éditions Akata le 13 octobre 2016, « Perfect World » d’ARUGA Rie n’est pas un manga dont on sortira totalement indemne. Personnellement, je réfléchissais même au genre de réaction que j’aurai eue si j’avais été dans tel ou tel cas. Les différentes situations sont si réelles dans ce manga, le quotidien des personnages apparaît devant nos yeux et il est impossible de ne pas réagir. Les réactions des gens face à l’handicap d’Ayukawa, son propre ressenti et les raisons le poussant à faire ses choix sont totalement cohérents.

Car oui, les gens réagissent de manière très différentes entre une personne avec et une personne sans handicap. Les regards peuvent être lourds de sous entendus et il ne faut pas obligatoirement avoir un handicap visible pour s’en rendre compte. Les gens ne se mettent pas directement à la place de l’autre, ne se demandent pas comment il vit cela et peuvent se faire une idée fausse de la personne.

Dans « Perfect World », Kawana découvre tout cela en se rapprochant à nouveau d’Ayukawa et elle se rend compte qu’elle le regardait, probablement, de la même manière que les autres auparavant. La jeune femme, dont les sentiments pour son premier amour ne sont pas éteints, change légèrement au fil du temps et bien que je n’aie pas encore d’idée fixe sur son caractère, je la trouve assez sympathique. Non, elle n’est pas naïve – contrairement à d’autres héroïnes – et elle n’hésite pas à dire son avis lorsque cela s’avère nécessaire. Elle évolue au cours du tome et ne reste pas telle qu’elle était au début.

Ayukawa, quant à lui, semble réussir à bien vivre son handicap. Mais les apparences peuvent s’avérer trompeuses et l’on se rend compte, à ses côtés, que ce n’est vraiment pas facile tous les jours. Il se bat, avance, fait face à la discrimination qui peut tant être positive que négative et fait tout pour faire ce qu’il aime. Il ne souhaite pas faire subir à quelqu’un la vie qu’il mène, surtout aux personnes qui ont une place importante à ses yeux.

En apparence, le manga est assez doux et nous raconte une histoire d’amour entre Kawana et Ayukawa. Pourtant, derrière cette facette assez classique se trouve celui du handicap qui ne peut pas laisser indifférent dans nos sociétés contemporaines. Tout le monde ne le vivra pas obligatoirement, mais découvrir par le regard des différents personnages ce qu’ils ressentent ou vivent est une bonne chose. Bien que le sujet soit sensible, aux premiers abords, il est traité avec brio par l’auteur et nous permet d’en apprendre plus sur le sujet tout en suivant une histoire d’amour réellement humaine.

Les dessins de « Perfect World » sont réellement agréables et nous permettent une immersion immédiate. Les personnages, distincts les uns des autres, sont vivants et leurs traits nous montrent sans détours leurs émotions. Toutes ses sensations qui nous rendent humains sont retranscrites dans le dessin et nous les ressentons avec eux au fil des pages. La couverture est très jolie dans ses teintes assez douces qui nous montre les deux personnages principaux.

L’édition d’Akata, quant à elle, est réellement agréable à tenir en main. Le papier n’est pas trop léger et l’encre ne fini pas sur les doigts comme cela peut arriver de temps en temps. La traduction de l’œuvre me semble assez bonne ou en tout cas bien travaillée car les termes plus spécifiques sont bien exploités. Il faut tout de même avouer que cette maison d’édition a le don pour dénicher des titres forts et touchants !

Impossible pour moi de ne pas le classer dans mes coups de cœur de ce mois-ci – qui n’a débuté que depuis 8 jours, le mois commence bien dis donc – et j’ai hâte de découvrir le tome 2.

Et vous l’avez-vous lu ? Attendez-vous le tome 2 ?

Site de l’EditeurExtrait