Père & Fils – Tome 2

Pfiou, qu’est-ce qu’il fait chaud les matous… Chez vous aussi ? Dans mon village perdu, on en est à 30°, tout du moins si je me fie à la météo de mon IPod qui est parfois assez étrange. Je cherche encore la pluie promise vendredi, car je suis certaine d’avoir lu DanMachi – La légende des Familias ce jour-là dans le jardin. Il ne faut pas que j’oublie de mettre à jour les Index dès que j’aurai une minute. Vous avez également dû voir qu’il y a un nouveau rédacteur sur le blog, n’hésitez pas à lire son article de présentation 🙂

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Cette fois-ci, je vous parle d’un manga et plus précisément de la suite de « Père & Fils », un seinen réellement adorable qui en fera fondre plus d’un. Les dessins sont toujours aussi mignons et fins, laissant une certaine fluidité apparaître lors de certaines actions quant aux décors, ils sont assez détaillés, ils nous permettent de découvrir un peu plus l’univers de la mangaka et les éléments composant cet endroit ressemblant au nôtre sans l’être tout à fait. Les personnages peuvent se retrouver, de temps en temps, sur un fond blanc afin de le faire ressortir. De plus, ils sont toujours très différents les uns des autres et il est impossible de se tromper sur qui est qui, même les oiseaux possèdent leurs traits distinctifs. L’illustration colorée du début du tome est, encore une fois, dans des teintes douces s’alliant parfaitement à la couverture.

Du côté des personnages, nous découvrons l’évolution de Torakishi tout le long du volume. Il s’améliore dans son rôle de père, doute sur certains choix et sera même capable de faire des concessions. Nous le verrons même, dans ce volume, fatigué et malade le rendant encore plus humain, plus proche de nous qui pouvons connaître la même chose. Shiro n’est pas en reste, le petit bout de chou ayant toujours des réactions d’enfant tout en restant adorable. Il profitera de son papa, fera même preuve de jalousie envers d’autres personnes, car Torakishi est « son papa à lui » et nous montrera ses propres peurs face auxquelles il apprendra à faire face petit à petit. Il est un enfant, a des comportements d’enfant et pourtant, on ne peut que s’attendrir face à lui.

Hormis notre duo initial, et Ieji bien entendu, nous découvrons un peu plus Yuzuru et Chiharu ainsi que leurs propres oiseaux. Tous deux sont très différents de Torakishi et ne se sont jamais réellement entendu avec lui, car leurs visions ne sont pas identiques. Yuzuru, par exemple, préférera le profit avant tout et s’avérera être celui avec le plus grand sens des affaires quant à Chiharu, il est bien plus porté par l’amusement que par le reste, bien qu’il s’avère être tout comme ses collègues un bon herboriste. Les voir en action, découvrir un peu de leurs passés est un plaisir également, car nous les avions peu vus dans le tome 1. Comme Torakishi et Shiro, ils sont extrêmement humains et possèdent leurs forces et leurs faiblesses.

Un autre personnage continue d’apparaître, et ce, depuis le tome 1. Tatsumi, tante de Shiro et sœur de Torakishi, continuant de conseiller Shiro à sa manière. Sa présence se renforce petit à petit et l’on se doute que l’on finira par réellement la voir faire face à nos deux « héros ». Nous nous doutons, bien sûr, qu’elle veut le bien du petit, mais nous ne savons pas réellement de quoi elle est capable pour cela. Le tome 3 nous renseignera probablement bien plus sur son caractère et ses ambitions.

Comme dans le tome précédent, nous trouvons sous les couvertures de petites scénettes liée, de près ou de loin, à certains passages de l’histoire. Nous pouvons autant y apprendre quelques informations que nous retrouver, une nouvelle fois, face à des scènes juste mignonnes et nous faisant sourire. Dans le volume, nous y retrouvons également quelques petites scènes afin d’en apprendre plus sur le passé de Torakishi, la manière dont cela se passait pour Shiro chez sa tante, etc. Ces scènes nous permettent de nous immerger un peu plus dans l’univers, de nous apprendre telle ou telle chose sans alourdir le récit principal.

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À mes yeux, « Père & Fils » reste un très bon manga devant lequel il est difficile de rester de marbre, et ce, même si l’on n’apprécie peu voire pas les enfants. Comment puis-je le savoir ? J’ai fait un test sur une connaissance afin de connaître son avis et, ironiquement, cette personne l’a également apprécié à sa juste valeur. C’est une vraie perle se trouvant aux éditions Ki-Oon, alors si vous ne connaissez par encore ce seinen n’hésitez pas à vous lancer. Je suis certaine que vous serez touchés par ce père en apprentissage et son fils qui voyagent sur les routes.

C’est un neko coup de cœur ♥

Père & Fils – Tome 1

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Torakichi, apothicaire ambulant, passe la majorité de son temps sur les routes pour visiter ses clients. Résultat : il n’a quasiment jamais vu son fils de 3 ans, Shiro… À la mort de sa femme, il prend une décision qui changera sa vie : celle d’emmener le petit garçon avec lui sur les routes ! Mais si Torakichi est incollable sur les plantes médicinales, il n’y connaît rien en éducation et est loin d’être un père modèle… Pourquoi Shiro pleure-t-il ? Pourquoi se réveille-t-il en pleine nuit ? Entre les soucis du quotidien et son travail éreintant, le jeune papa est complètement dépassé… Les aléas du voyage et les rencontres diverses l’aideront-ils à reconstituer le lien perdu avec son fils ?

Et c’est repartit pour un article tout… Pas chaud ou tout juste sortit du four (._. ça se met au four un article ?) Il est prêt depuis avant-hier en réalité et n’attendait que le véritable lancement du blog. Comme vous l’avez vu dans « C’est lundi, que lisez-vous ? », j’ai feuilleté et lu dans mon p’tit panier en osier tout en écoutant du SPYAIR – qui seront en concert, normalement, à Paris ce 26 mars – le manga « Père & Fils ». Non, il n’y aucune logique entre la musique et le manga, j’avais juste besoin d’une mélodie à ce moment là pour bien m’isoler.

C’est la première chronique du blog, alors j’espère me débrouiller un minimum…

« Père & Fils » nous entraîne dans un road-trip en compagnie de Torakichi et de son fils Shiro. Le père apprenant au fil des pages et des rencontres à s’occuper de son enfant, découvrant les différentes raisons le poussant à pleurer ou ce qui le touche. Torakichi est, en quelque sorte, un père en apprentissage depuis la mort de sa femme où il avait laissé Shiro chez sa sœur. Au fil des chapitres, racontant chacun l’une des rencontres liée au travail d’herboriste de Torakichi, on en apprend un peu plus sur les plantes encore utilisées de nos jours et sur l’évolution des protagonistes.

Il est difficile de ne pas fondre devant la bouille craquante de Shiro, difficile de ne pas compatir avec les nuits blanches de Torakichi. Ils sont humains et extrêmement touchants dans leurs manières d’êtres. Les moments plus sérieux sont souvent suivit par ceux l’étant moins grâce au petit Shiro et les personnages composant le récit permettent tous une avancée de l’herboriste et son fils. Être père n’a rien de simple, surtout quand on voyait peu son enfant, et Torakichi le montre parfaitement dans sa manière d’être, son désemparement face à certaines situations ou à ses explications envers le petit Shiro. C’est un apprentissage autant pour lui que pour nous ou pour Shiro qui, au fond, n’était pas habitué à passer tant de temps avec son papa.

Dans ce Japon traditionnel et n’ayant, pourtant, jamais existé nous retrouvons des valeurs humaines et une mythologie nippone que l’on apprend au fil des pages. Les Jizo qui se trouvent sur les routes et auxquels Shiro dépose des fleurs pour sa mère, Ieji qui n’est pas un rapace que l’on côtoierait tous les jours dans notre monde et une représentation de la fête des morts. Voir les détails apportés aux différents décors et aux personnages du manga sont un régal pour les yeux tant ceux-ci sont somptueux et nous entraînes aux côtés de ce duo hors du commun.

La couverture est, également, très belle dans ses teintes douces et au touché très agréable. On y retrouve Shiro et Torakichi dans un moment de complicité que l’on retrouverait aisément à notre époque et les voir sourire est un véritable baume au cœur. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à retirer la jaquette afin de retrouver une petite surprise en dessous : De petites cases toutes aussi mignonnes les unes que les autres avec nos deux nouvelles rencontres.

Ce manga composé de chapitres tranches de vie est un vrai régal tant au niveau de l’édition papier, très bien réalisée par Ki-Oon, que par son histoire et ce qu’il nous apporte au fil de ses pages. Diverses émotions peuvent nous traverser, être en contradiction et nous aussi nous pouvons nous demander ce qu’a Shiro à tel ou tel moment. On s’inquiète pour lui, comme Torakichi, et on se prend d’affection pour le père et le fils au fil des pages tournées.

Cette lecture a été un véritable coup de cœur, que ma mère c’est empressée de m’emprunter, et je continuerai volontiers la suite afin de voir l’évolution de notre petit duo. C’est avec douceur que j’ai refermé ce premier volume et avec l’envie de faire un câlin à ce petit bout de chou de quatre ans qui n’existe que sur papier malheureusement. Je suis ravie d’avoir osé l’acheter, de ne pas avoir trop tardé.