Rafnas – Tome 1

Coucou les matous, comment allez vous ? Bon, finalement ce ne sera pas le « Monstre et cuisine/gastronomie » mentionné hier car je n’ai pas ma clef USB avec le document sous la patte (Je l’ai rangée dans un autre sac… pas douée comme je suis). Mais cela ne m’empêche pas de tout de même vous mettre quelque chose aujourd’hui et, au lieu d’un titre découvert en librairie, ce sera du Service Presse. L’autre article arrivera, de ce fait, dans le courant de la semaine

Nous allons donc nous aventurer, cette fois, dans un diptyque qui nous fera découvrir une nouvelle planète possédant une gravité bien différente de chez nous. Je remercie également les éditions Komikku pour l’envoi et Babelio pour la découverte de ce titre J’en profite pour m’excuser du retard lié à l’état de santé dans lequel j’étais. Comme mentionné ici, je ne désire pas en parler. Prêt pour le voyage, les matous ?

« Rafnas »

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16€ – Seinen – 224 pages

Il y a bien longtemps, les hommes ont colonisé la planète Rafnas qui n’est pas soumise à la gravité. Au contact de son atmosphère, ils ont évolué et peuvent aujourd’hui flotter dans les airs. C’est dans cet univers unique que deux êtres vont se rencontrer : la phénoménale Lima qui surveille les courants rocheux aériens et qui est dotée d’un champ de force inouï et Ragi, un des rares humains originels dépourvus de l’antigravité. Tout les oppose, mais ensemble, ils vont essayer de sauver les humains d’un futur cataclysme engendré par l’un de ces courants rocheux devenu incontrôlable. Parviendront-ils à surmonter les lois de la nature malgré leurs différences ?

Une véritable œuvre de science-fiction au souffle épique ! Une épopée SF incroyable sur une planète apocalyptique qui n’est pas sans rappeler MAD MAX ou encore DUNE.

Prix spécial du jury au Japan Media Arts Festival – 2015
Série en 2 tomes !!

Rafnas est un manga présent dans la collection Horizon de Komikku, là où l’on retrouve également La Photographe dont j’ai déjà parlé sur le blog, faisant que la taille du manga est plus grande que de coutume. L’ayant sous les yeux avec le tome 27 de Magi posé dessus, cela se voit réellement sans difficulté. Mais de quoi ce manga en deux tomes – dont je ne parlerai que du tome 1 actuellement – de Yumiko Shirai nous parle ? Bon, je sais, vous avez sûrement lu le résumé plus haut, mais ce n’est pas une raison pour que je n’en refasse pas un comme à mon habitude n’est-ce pas ?

Alors, alors… Nous nous trouvons sur une autre planète colonisée, il y a déjà de nombreuses années, par les humains. Ce lieu très différent de la Terre a fait en sorte qu’ils ont évolué et peuvent à présent flotter dans les airs même si une petite partie de la population n’est pas touchée par cela. Ces derniers sont les « Originels », des êtres comme vous et moi,  et ceux-ci doivent vivre dans un espace s’avérant être une bulle protectrice ou munit de masques qu’ils doivent obligatoirement entretenir. Ragi est l’un de ces « Originels » et il rencontrera Lima, une personne ayant un prodigieux champ de force malgré la gemme l’aidant à canaliser celui-ci. Malheureusement, un cataclysme semble approcher à cause de courants rocheux – eux aussi flottant tranquillement dans l’air – devenant incontrôlable. Que va-t-il se passer pour nos personnages ?

Comme vous le voyez, nous nous trouvons dans un univers assez différent de la Terre et dans lequel nous retrouvons, pourtant, certains éléments grâce aux Originels. Rafnas est un lieu où il ne ferait pas bon vivre pour nous si nous ne possédions pas de masque comme Ragi ou si nous ne nous trouvions pas dans la « bulle ». Dans mon cas, je pense que je me serais penchée sur le masque car j’aurais bien aimé vagabonder un peu, être en dehors de cet endroit bien trop sécurisé et ce malgré les dangers présents à l’extérieur. Ce monde, je l’ai trouvé magnifique personnellement avec ce côté futuriste, mais également naturel par rapport aux courants rocheux.

Ces courants rocheux s’avèrent extrêmement dangereux pour les personnes se retrouvant prises à l’intérieur. Dans la majeure partie des cas, le malheureux n’y survit pas à moins de posséder un puissant champ protecteur – tel que Lima – et de savoir comment se déplacer à l’intérieur ou ce qu’il faut faire. Certaines personnes doivent d’ailleurs veiller par rapport à cela, vérifier s’il n’y a aucun danger et ces êtres sont les Vigies. Vous l’aurez comprit, là où Ragi est un Originel, Lima est quant à elle une Vigie.

Les explications par rapport à tout cela arrivent au fil des pages et nous découvrons cette nouvelle société, ses mœurs et ses différences. Je me demande juste les raisons faisant qu’une partie du peuple Rafnien (… Non, je ne suis pas sûre qu’ils s’appellent comme ça…) n’a pas évolué et est resté tel les Terriens d’antan. Peut-être ai-je raté l’explication ou peut-être vient-elle dans le tome suivant, c’est bien possible !

Du côté des personnages, ils étaient relativement traditionnels en soi au niveau des caractères bien que dans certains cas cela soit expliqué par rapport à leur passé, leurs vécus. Ils sont différents les uns des autres, prennent des décisions à leurs manières et possèdent leurs propres blessures. Des blessures ayant, souvent, laissés des traces même si elles ne sont pas visibles à l’œil nu. Comme nous tous, en réalité, car nous avons tous nos propres cicatrices, nos peines, nos douleurs et nos peurs. Malheureusement, je ne me suis pas très attachée à eux durant ma lecture…

Les dessins sont assez doux, je trouve, même s’ils ne plairont probablement pas à tout le mondeCe n’était pas le cas de Maman Neko par exemple – mais ils trouveront à coup sûr leur public. Pour ma part, j’ai comme à mon habitude chercher les petits détails, les éléments me faisant voyager à leur manière lors la découverte du titre. Ce fut un franc succès malgré tout et je n’ai pas hésité à revenir sur l’une ou l’autre page pour observer un peu plus. Et puis, il était réellement dynamique lorsqu’il le fallait.

Pour ce qui est de l’édition en elle-même, j’ai été surprise du sens de lecture au début, mais j’ai vite reprit mes esprits pour me lancer dans le récit malgré l’impression de ne pas être dans le bon sens. Oui, cela m’arrive parfois. Pour le reste, les pages me semblaient assez épaisses pour ne pas ressembler à du papier à cigarette ou pour que je ne voie de l’autre côté quant à l’encre, elle est restée à sa place sur les trames et ce sans aller dans les bulles de dialogues ou en faisant de grosses traces. L’ayant relu, je n’ai pas vu de coquilles dans la traduction réalisée par Ryoko Akiyama.

La lecture ne fut pas un coup de cœur, mais je n’ai pas passé un moment désagréable non plus à découvrir ce titre. Ma curiosité me pousse tout de même à découvrir le deuxième volume afin de savoir comment cela se terminera, ce qu’il adviendra des habitants de Rafnas et pour retrouver le coup de crayon ainsi que l’univers de Yumiko Shirai que j’apprécie réellement.

Rafnas - Tome 1

Et vous les matous, l’avez-vous lu ? Comment avez-vous trouvé ce titre ?

Note nekoïenne : Il se peut que d’autres modifications apparaissent dans les futurs articles, je ne suis pas encore certaine à 100% de la manière de faire. J’ai noté les différentes idées dans mon petit carnet alors ne soyez pas surprit si, plus tard, vous voyez des différences avec les précédents 🙂 Après tout, autant tenter !

La Photographe – Tome 1

Coucou les matous ! Comment allez-vous ? Pas trop mal ? Tant mieux alors ! De mon côté, je prie pour que la météo se calme un jour parce que cela commence à être réellement rude. Si seulement elle pouvait se fixer et arrêter de changer en une fraction de seconde…

Aujourd’hui, on se dirige vers un manga présent aux éditions Komikku dans la collection Horizon et touchant un domaine que j’affectionne particulièrement même si vous ne le voyez pas sur le blog. Un domaine que vous devinez aisément si vous avez lu le titre et qui s’avère être la photographie. Prêt à découvrir le titre ?

« La Photographe »

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16€ – Seinen – 192pages (?)

Récemment inscrite dans le club photo de son lycée, la jeune Ayumi parcourt Tokyo pour s’entraîner à manier son appareil et s’approprier les techniques de la photographie. On la suit dans ses balades citadines qui sont surtout prétextes à l’exploration de la capitale japonaise. On visite alors en long en large et en travers les différents quartiers de cette magnifique métropole au côté de cette photographe en herbe. La photographe révèlera cette belle ville qui vit encore aujourd’hui entre tradition et modernité. On découvrira en même temps qu’Ayumi des monuments phares de Tokyo, mais également des endroits plus insolites, plus discrets, des fêtes et événements qui rythment la vie de ses quartiers… Ce récit sera également parfait pour s’immerger dans les traditions japonaises, la littérature et l’histoire du pays !

Ah La Photographe, un titre que je voulais découvrir depuis longtemps et dans lequel j’ai pût me plonger grâce à mon anniversaire. Oui, je sais, le mois d’avril remonte quand même, mais voilà je suis toujours à la bourre. Cela ne vous étonne plus, je pense. « Mais pourquoi ce titre t’intriguait-il tant Neko ? » Et bien, pour répondre à votre question mes matous c’est assez simple. Le thème du manga en lui-même qui est, comme vous vous en doutez vu le titre, la photographie. Cette forme d’art est celui que j’affectionne le plus et ce depuis pas mal d’années maintenant et c’est un peu celui qui m’a permit de m’épanouir, de pouvoir fuir dès que j’en ressentais le besoin. Derrière un objectif et en vadrouille un peu partout je me sens libre, libre d’aller où je veux, libre d’être moi-même et libre de découvrir tant de choses.

Et bien en lisant La Photographe de Kenichi Kiriki je retrouvais sans problème tout cela, mais également les années passées à l’IATA où j’étais, justement, dans la section Photographie. Alors oui, pas mal d’éléments peuvent paraître lointains, voire compliqués, pour un néophyte ou pour quelqu’un n’y connaissant rien du tout, surtout parce qu’Ayumi utilise énormément l’argentique. Pour ceux ne voyant pas c’est l’appareil photo utilisant des pellicules que l’on doit développer, ensuite, dans une chambre noire grâce au révélateur et au fixateur (et à l’eau… Oui, oui, ça rentre en compte également). Je ne vais pas vous faire un cours dessus, mais j’ai été ravie de voir apparaitre une chambre noire improvisée durant la lecture.

Dans ce manga nous suivons Ayumi, une lycéenne japonaise tout à fait normale qui fait partie du club de photographie. A ses côtés, nous découvrons Tokyo petit à petit sous un œil différent. De mégalopole pleine de vie, nous pouvons voir des endroits plus calmes, plus traditionnels et où les gens se côtoient un peu plus au quotidien.

L’histoire en elle-même est assez simple vu que l’on suit Ayumi lorsqu’elle va faire ses photos, de plus ce premier tome laisse apparaître des personnages qui reviendront plus tard et pose comme toujours avec les tomes 1les bases de ce à quoi nous devrons nous attendre. De ce fait, si vous recherchiez de l’action passez votre chemin car ici ce sera la vie quotidienne qui sera à l’honneur, mais également la photo avec son jargon et ses essais. Et cela nous permet également de nous rendre compte que la photographie, ce n’est pas seulement prendre une photo à la dérobée, mais également discuter avec des gens tout en découvrant des lieux parfois peu connus.

Étant un manga plutôt contemplatif, chaque planche est faite pour que l’on observe les détails des lieux ou des personnages tout en nous permettant d’en apprendre plus sur la ville où l’on se trouve avec Ayumi et les autres étudiants lorsque ceux-ci sont présents. Ce faisant, La Photographe ne plaira pas à tout le monde, mais de mon côté je suis devenue réellement nostalgique en le lisant. Une nostalgie très agréable en soi vu que ce que je découvrais à travers les pages que je lisais était ce que j’avais vécu en cours… Le Japon en moins bien sûr !

Parce que oui, découvrir Tokyo est réellement agréable et l’ambiance est très, très calme durant la lecture. Certains trouveront peut-être cela lent, n’ayant pas assez d’introspection, pourtant le côté « découverte » est bel et bien présent durant les différents vagabondages dans les rues et lieux japonais. De plus, une petite carte apparait à la fin de chacun des chapitres tout en donnant quelques explications sur certains lieux visités par Ayumi dans ce Tokyo plus intimiste. Quant à la fin, on y retrouve quelques pages pour écrire – nous aussi – certains éléments de nos propres périples dans la capitale japonaise. Bien entendu, les miennes sont toujours vides vu que… Bah… Je n’y suis jamais allée…

Les dessins nous laissent apprécier l’ambiance, calme et sereine, de ce que nous voyons dans le manga tout en nous permettant de voyager au pays du soleil levant. Les différents chapitres nous amènent dans un coin différents de la ville, mais sont indépendant les uns des autres dans ce premier volume. Pourtant, ils restent logiques et dans une continuité tout à fait normale que ce soit temporelle ou, tout simplement, par rapport aux rencontres. Rencontres qui peuvent revenir dans les tomes suivants dans certains cas afin de nous permettre d’en découvrir un peu plus sur les personnages qui prendront petit à petit de l’importance. Certes, ça ne sera pas le cas de tous car certains ne seront que des personnages secondaires présents pour les souvenirs en quelque sorte…

Hm… Comment l’expliquer un peu mieux ? Par exemple, lorsque vous allez à la mer et que diverses personnes se trouvent non loin de vous, il se peut que vous ayez envie d’immortaliser l’instant en compagnie de ses personnes et vous le leur demandez (ou pas… Bah oui, la photo à la sauvette ça existe aussi. Oui ? Je pars loin… et c’est plutôt une photo prise à la dérobée, je sais…) avant de la réaliser. Cette photo sera un souvenir en compagnie de personnes que vous ne reverrez peut-être jamais, mais qui ont fait partie de votre vie durant un court instant. Et bien, ici, nous retrouvons ce genre de personnes durant la lecture du manga. Des êtres de passage en quelque sorte.

De mon côté, j’ai prit énormément de temps à lire les trois tomes que j’avais acquit en même temps (Les anniversaires c’est très pratique), non pas à cause de la longueur des volumes, mais plutôt à cause des diverses émotions qui m’assaillaient. Ce tome 1 fut le plus rude pour moi étant le premier lu et celui qui a ravivé tous les souvenirs remontant à mes études secondaires au point qu’à certains moments j’avais les larmes aux yeux. Pas parce qu’il était triste ou quoi que ce soit, juste à cause de mon vécu et du fait que cette époque est celle qui m’a le plus apprit en me permettant de me libérer un peu plus. Le quotidien d’Ayumi dans lequel on la voit faire des photos à divers moments, les développer, suivre sa curiosité face à un endroit est celui que je vivais durant mes études en photographie. Les cours liés à cet art en plus.

Alors oui, La Photographe ne plaira peut-être pas à tous les lecteurs, mais ce manga sorti aux éditions Komikku s’avère tout de même assez vrai et peut même être une sorte de carnet de voyage à sa manière. C’est assez original au fond. Il se peut que certaines personnes trouvent le manga lent comme dit plus haut, mais c’est également sa force – d’une certaine manière – car il veut nous faire voyager, nous faire découvrir un autre lieu – voire une discipline pour les néophytes, même si le vocabulaire risque d’être obscur – et cela permet de quitter l’endroit où l’on est l’espace d’un instant.

L’écriture de cet avis m’aura prit un peu plus de temps au final vu que rien qu’en l’écrivant je me suis retrouvée avec les larmes aux yeux une nouvelle fois. Pourtant c’était l’une des plus belles périodes que j’ai vécue, une période pleine de liberté et La Photographe  de Kenichi Kiriki me le rappelle sans aucun problème, me ramène dans ce passé pas encore si lointain que cela. Peut-être suis-je la seule à avoir ressenti cela durant ma découverte de ce titre sorti aux éditions Komikku, mais il aura prit une place relativement importante sur le coup. Je sais que je suis naturellement sensible, voire hyperémotive, mais c’est l’un des titres qui m’aura réellement marquée cette année bien qu’il soit déjà sortit il y a quelque temps.

Et vous les matous, connaissez-vous ce titre ? Si c’est le cas qu’en avez-vous pensé ? Y a-t-il une activité que vous pratiquer plus qu’une autre ? Un art qui vous aura un peu plus marqué que d’autres ? Faites vous de la photographie ?

Site de l’éditeur – Extrait

Note de la Neko : J’ai l’impression de m’être pas mal répétée cette fois… Mais j’espère avoir réussi à vous partager mon avis sur ce titre qui m’aura pas mal marquée et touchée à sa manière.