Golden Kamui – Tome 1

Coucou les matous, comment allez-vous ? Pas trop difficile après le changement d’heure de ce week-end ? De mon côté, ça ne m’aide pas beaucoup T_T Enfin, je ferai avec ce n’est pas comme si je ne commençais pas à avoir l’habitude d’être claquée. C’est casse-pied par contre…

Mais passons et parlons de ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est-à-dire un avis manga – oui, ça n’a pas beaucoup changé depuis le début… – et cette fois nous nous tournons vers les éditions Ki-Oon. Cela change un peu ~

« Golden Kamui »

golden-kamui-1-ki-oon

7€90 – Seinen – 196 pages

Saichi Sugimoto est une véritable légende de la guerre russo-japonaise du début du XXe siècle. Surnommé “l’Immortel”, il a survécu aux pires batailles menées dans les régions les plus sauvages qui soient. Mais quand le conflit se termine, il se retrouve seul et sans le sou… C’est alors qu’il apprend l’existence d’un fabuleux trésor de 75 kilos d’or accumulé par les Aïnous, peuple autochtone vivant en harmonie avec la nature. Hélas, le magot a été volé, puis caché par un homme désormais enfermé dans la pire prison d’Hokkaido. Les seuls indices menant au butin sont de mystérieux tatouages inscrits sur la peau de criminels évadés…

Pour Sugimoto, la chasse au trésor est lancée… Cependant, seul, il a peu de chances de s’en sortir. À peine sa quête commence-t-elle qu’il manque de se faire déchiqueter par un ours brun ! Il ne doit la vie qu’à l’intervention providentielle d’Ashirpa, jeune indigène liée aux propriétaires légitimes du butin. Ils décident de faire équipe pour affronter les nombreux dangers qui les guettent sur la route de l’or des Aïnous…

Après une virée à la bibli’, j’étais tombée par hasard sur le premier tome (et le deuxième, mais ça c’est pour plus tard). Résultat, je me suis lancée dans la lecture de celui-ci poussée par mon éternelle curiosité. Accessoirement, j’étais restée sur place afin de pouvoir déjà lire le deuxième tome si besoin * tousse *

Nous découvrons durant ce premier volume la culture aïnou en compagnie de Sugimoto, un militaire de la première division, qui part en quête d’or (Oui, oui, un peu comme la ruée vers l’or) afin de venir en aide à quelqu’un. Pour se faire, une quête se mettra en place pour retrouver un butin disparu.

Je vous préviens d’avance, si vous rêviez d’un monde de Bisounours c’est raté ! Pourquoi dis-je cela ? Tout simplement parce que les scènes les plus sanglantes – et sombres – sont très bien décrites dans ce Seinen de Satoru Noda rendant l’histoire encore plus réelle et plausible (même si on reste dans un manga, cela est donc un minimum romancé). Histoire se basant tout de même sur des faits réels, ce qui nous permet d’en découvrir un peu plus et de nous renseigner si l’envie nous prend. Le scénario est vraiment prenant et je me suis retrouvée à vouloir savoir où se trouvait le butin et, ce qui paraît logique, la « carte » y menant. Une chasse au trésor, qui n’en a jamais rêvé ?

Les personnages principaux que l’on croise assez rapidement – normal me direz-vous – sont assez intéressants de part leurs designs, leurs vécus et leurs caractères. Ils sont distincts l’un de l’autre, mais également des autres personnages qui sont, également, bien réalisé. Cela montre ce qu’ils ont vécu au fil du temps, les différentes marques des combats menés. Pour ce qui est du caractère, nous retrouvons Sugimoto qui est une force assez brute de par son « ancien » métier, pourtant il ne fait pas que foncer dans le tas, il réfléchit également ce qui est plutôt pas mal en soi. Ashirpa, de son côté, est une jeune femme aïnou qui sait ce qu’elle fait, qui connaît sa culture (pas de « Mais c’est normal Neko !!! » dans les commentaires >.<) et nous l’apprend petit à petit. Ils se complètent, mais vont vers un même but malgré leurs différences et le choc des cultures présents.

Les dessins nous permettent une immersion dans l’univers, ils sont très réalistestrop dirait ma mère – et font voir des paysages, des gens ou des cultures différents de ce que l’on connaît à l’origine. Ils sont vraiment très travaillés, faisant que c’est un plaisir de regarder les pages (Sauf si on a le cœur – ou l’estomac – très, très fragile dans certain cas. Bah quoi, autant prévenir!)

Pour ce qui est de l’édition du manga, réalisée par Ki-Oon, elle est de bonne facture. En tout cas le tome que j’avais entre les mains n’est pas tombé en miette, les pages sont restées en place et l’encre également. Le volume est également assez épais, mais nous ne nous ennuyons pas une seule seconde en compagnie des personnages.

Maintenant, plus qu’à voir si cela tiendra sur le long terme. Je suis curieuse de ce que nous réserve la suite, même si vous vous doutez que j’ai déjà lu le deuxième tome (mais vous serez sages le temps que son avis arrive j’espère) Ce fut tout de même une agréable surprise, même si j’ai encore un peu de mal à comprendre toute la hype entourant le titre. Peut-être le comprendrais-je au fil du temps, c’est bien possible. Ce qui est sûr, c’est que j’ai tout de même passé un bon moment durant ma lecture et que j’ai appris quelque petites choses sur cette époque que je connaissais à peine et sur les Aïnous, ce qui n’est pas rien en soi. Ce faisant c’est tout de même une belle petite découverte que je continuerai sûrement au fil du temps.

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Site de l’EditeurExtrait

Le passé d’une reine – Marie-Antoinette La jeunesse d’une reine

Quelques nuages gris, un peu de soleil et un bon gros rhume… Que c’est utile pour rester chez soi et lire des mangas tranquillement tout en avançant dans ses articles. Parce que oui, tousser 24h/24 ce n’est pas la meilleure chose au monde pour aller se balader en ville – sauf si on veut attirer les regards de tous les passants – et puis rien ne vaut un bon chocolat chaud pour se requinquer un peu ♥

Mais de quoi vais-je bien pouvoir parler après l’article d’achats publié… Aujourd’hui même… Ahaha… Que je suis productive pour une fois… Cela change. Enfin bref, au lieu de blablater, il serait peut-être bien que je vous dise de quoi je vais vous parler !

« Marie-Antoinette – La jeunesse d’une reine »

marie-antoinette-glenat

9€15 – Seinen – 180 pages

Sa véritable Histoire, pour la première fois en manga !

Marie-Antoinette est l’une des personnalités historiques les plus adaptées en fiction. Sophia Coppola, Chantal Thomas ou Riyoko Ikeda… de nombreux créateurs ont donné naissance à un personnage en adéquation avec leurs idéaux.
Cependant, quand Fuyumi Soryo s’attaque au mythe, ce n’est pas pour reproduire une énième icône malmenée par la vision trop partiale de Stephan Zweig, mais pour restituer dans la réalité historique une jeune fille dénuée de tout artifice.
Avec la précision qu’on lui connaît déjà sur Cesare et grâce au soutien du Château de Versailles, ce n’est plus un simple manga, mais une plongée virtuelle au cœur de la cour au XVIIIe siècle que l’auteur vous offre. Que vous soyez adepte des fresques historiques, lecteur de manga ou tout simplement curieux de nouveauté, ne passez pas à côté de cette création ! D’autant plus que les Éditions Glénat, co-éditeur dans ce projet, auront la chance de publier ce titre en avant-première de sa sortie japonaise !!

Un manga historique où l’on suit, comme vous vous en doutez, Marie-Antoinette dans sa prime jeunesse. Mariée au dauphin de France, la fillette quitte l’Autriche pour vivre dans un pays inconnu et découvre des mœurs différents des siens. Bien sûr, elle rencontrera les différentes figures de cette nation telle que Louis XV ou Madame de Barry tout en côtoyant Louis Auguste – alias Louis XVI – qu’elle découvrira petit à petit.

Bien que romancé, ce manga est une véritable pépite et nous découvrons la cour de Versailles au XVIIIème siècle telle qu’elle existait probablement. Car oui, derrière ce manga se trouve une collaboration entre Glénat, Kôdansha et le château de Versailles lui-même permettant ainsi à Fuyumi SORYO d’avoir une œuvre très complète que ce soit sur les décors ou les faits et gestes – bien que ceux-ci soient, comme dit plus haut, romancés à certains moments après tout on ne sait pas tout de ce qui était fait à l’époque – pour le bonheur de nos yeux. On apprend ce qu’a dût vivre la jeune Maria-Antonia avant de devenir Marie-Antoinette, ses doutes et la voir avancer est un régal. On découvre une personne sans artifice, sans tout ce qui lui est toujours reproché.

Marie-Antoinette était une femme, une mère et une épouse. Elle a été une fillette, a été mariée pour permettre aux deux nations de se réconcilier. Devoir être forte au quotidien, mais rester soi-même malgré tout voilà comment je vois la fillette qui évoluera dans une cour très différente de celle dans laquelle elle avait grandit jusque là. Les commérages de la cour de Versailles sont également présents et voir des personnages changer leurs manières d’être en fonction de telle ou telle personne paraît tellement vrai.

Les dessins nous aident également à entrer un peu plus dans l’univers, bien réel, présent dans le manga. Ils sont magnifiques, bien travaillés et même assez doux. Les décors somptueux de Versailles sont reproduits sans aucun problème, des tableaux sont même présents et l’on se plait à regarder chaque détail, chaque élément afin de se perdre dans un lieu, un vêtement ou une œuvre d’art. Les personnages sont tous reconnaissables également, chacun retranscrit de la bonne manière que ce soit physiquement ou caractériellement. Et oui, on fini par s’attacher à notre petite Marie-Antoinette qui est vraiment adorable ! Les premières illustrations du manga, en couleur, sont également dans des teintes très douces et retranscrivent à merveille la légère insouciance qui a lieu au Petit-Trianon malgré tout ce qui est dit sur Marie-Antoinette.

Le manga en lui-même est assez lourd pour 180pages et l’on découvre à la fin de celui-ci des photographies des lieux, des tableaux ainsi qu’une bibliographie afin d’en apprendre plus sur Marie-Antoinette et d’autres personnages emblématiques de l’époque. Il faut l’avouer, ce manga est réellement complet et nous permet même de nous renseigner un peu plus sur cette reine au destin tragique.

C’était réellement une belle découverte et je ne suis pas mécontente de m’être laissée tentée malgré une amie qui me disait déjà que ça finirait mal. Comme quoi, il faut parfois se faire confiance dans ses choix.

Extrait

Histoire d’un mot… Sumo

Thomas ayant disparu pour le moment, je reprends son idée d’article qui était tout de même intéressante afin de vous en apprendre un peu plus sur un mot. En espérant qu’il ne m’en veuille pas. Écoutez donc l’histoire qui vous sera contée.

kokiji

En ce jour nous nous tournerons vers le mot « Sumo » qui fut mentionné, pour la première fois, en 712 dans « Chronique des faits anciens » – également nommé « Kojiki » – où deux divinités s’affrontèrent dans un combat de sumo. Takemikazuchi, dieu du tonnerre et de l’épée, réussi à vaincre Takeminakata, dépeint comme le fils d’Okuninoshi – la divinité terrestre d’Izumo – suite à ce combat, cela permit au peuple ayant suivit la première divinité de posséder les îles japonaises et de fonder la famille impériale.

En 720, une autre légende apparait dans le « Nihon Shoki » et rapporte un combat qui aurait eu lieu durant le règne de l’empereur Suinin – le onzième empereur du Japon d’après la liste traditionnelle des empereurs – où Nomi-no-Sukune et Taima-no-Kuehaya s’affrontèrent afin de voir lequel des deux était le plus fort. Suite à la victoire de Nomi-no-Sukune, les terres de Taima-no-Kuehaya lui revinrent.

Mis à part ses deux légendes, certains pensent que les combats seraient apparus il y a plus ou moins 1500 ans. A ce moment là, ils auraient servit de rituels religieux shinto avec la danse et le théâtre en même temps que les prières. D’anciennes luttes asiatiques auraient également eu une influence sur les combats de sumo. Ainsi la lutte mongole, ou bökh, qui consiste à simplement obliger l’adversaire à mettre le genou, le dos ou le postérieur au sol serait l’une de ses bases tout comme le shuai jiao chinois, un art martial chinois de lutte à main nue au corps-à-corps, et le ssirum coréen, un duel de force physique et de technique entre deux opposants en contact direct l’un avec l’autre. C’est vrai que vu comme ça, ces trois sports sont très proche du sumo.

C’est au VIIIe siècle (8ème pour ceux qui préfèrent), durant la période Nara, que les combats sont introduits dans les cérémonies de la Cour Impériale. Des tournois annuels étaient organisés accompagnés de musique et de danses auxquelles participent, bien entendu, les combattants victorieux. A l’époque, cela ressemblait à un mélange de boxe et de lutte où presque tous les coups étaient permis. C’est grâce à la Cour Impériale que des règles seront formulées et développées au fil du temps, jusqu’à devenir proche de ce que l’on connait aujourd’hui.

Sauf qu’en 1192 une longue période de guerres et d’instabilité est présente, ce faisant le Japon se trouve sous une dictature militaire à Kamakura. Le combat sumo sera utilisé, à ce moment là, sous l’angle militaire afin d’augmenter l’efficacité au combat des samouraïs et immobiliser l’adversaire. Lorsqu’en 1603, le Japon est unifié sous le shogunat Tokugawa nous retrouvons une période de paix et de prospérité ainsi que le développement d’une classe aisée qui se trouve être les commerçants. Afin de divertir la bourgeoisie de l’époque des groupes de sumo professionnels sont créés et prendra sa forme actuelle tout en devenant le sport national du Japon au XVIIIe siècle (18ème siècle). Ce sera fin du XIXe siècle (19ème), c’est-à-dire à la restauration de Meiji, que des associations et des syndicats se créeront permettant au sport de se professionnaliser progressivement au début du XXe siècle (20ème). Enfin ce sera durant l’expansionnisme du Japon Showa – entre 1926 et 1945 – qu’il y aura un essor pour ce sport.

2013-01-27_232518

Que de dates et de noms parfois compliqués dit donc… Je terminerai simplement par dire que c’est un sport réservé aux hommes où les lutteurs sont appelés rikishi voire o-sumo-san. Durant les combats, ils ne sont vêtus que du mawashi – une bande de tissu serrée autours de la taille et de l’entrejambe – qui constituera la seule prise solide autorisée durant le combat. Il n’existe pas de catégorie de poids entre eux, mais ceux des meilleures divisions pèsent environs 150kg. Le but de chaque rikishi sera d’éjecter l’adversaire hors du cercle de combat – dohyô – ou de lui faire toucher le sol.

Pour ceux que cela intéresse un manga sur ce sport est sortit en avril 2016 aux éditions Glénat, il s’agit d’Hinomaru Sumo de Kawada. L’un des mangas phare du Jump d’après ce que j’ai lu. Prêt à vous lancer ? Voici le résumé !

L’histoire suit l’ascension de Ushio Hinomaru, un adolescent ambitieux, qui décide de devenir Yokozuna, le grade ultime du très difficile art martial Sumo.

Tout commence lorsqu’il intègre le lycée Odashi et qu’il rejoint le club de sumo dans lequel il fait la rencontre de jeunes aussi motivés que lui…

Je dois avouer ne pas encore l’avoir lu – le manga s’entend, l’extrait c’est déjà fait – et qu’il m’intéresse tout de même pas mal. Un manga sur un sport pas si connu que ça en Europe et avec des personnages assez charismatiques, je trouve, et surtout reconnaissables. Le héros a un caractère que je trouve vraiment sympa (mais mes goûts sont parfois assez bizarres). Je suis donc curieuse d’en découvrir plus, surtout vu les dessins bien réalisés. Vous avez donc une idée d’un futur achat possible de ma part sur le coup 🙂

hinomaru-sumo-1-glenat

Enfin, comment avez-vous trouvez cet article ? Avez-vous quelques choses à ajouter ou une remarque à réaliser ? Je suis preneuse de tout type de commentaires et serai ravie d’en discuter avec vous !

Extrait d’Hinomaru SumoSite de Glénat