Le Goût d’Emma

Aloha les matous ! Comment allez-vous ? Bien ? Je l’espère en tout cas ! De mon côté, le stage de 40h a prit fin et j’étais triste de quitter l’endroit où j’ai passé d’agréables moments. Un très bon stage remplit d’apprentissages et extrêmement enrichissant !

Aujourd’hui, je vous entraîne dans un titre dont vous avez probablement entendu parler. Le Guide Michelin sera à nos côtés car je vais vous parler…

« Le Goût d’Emma »

9782352045908_1_75

200 pages – 18€ – Roman graphique

Emma a un don, celui du goût. Grâce à la finesse de ses papilles, elle réussit à devenir inspectrice au prestigieux Guide Michelin. Elle réalise son rêve : découvrir les secrets des chefs.

Sa mission est semée d’embûches. On l’envoie sillonner seule les routes de France pour visiter hôtels et restaurants. Elle mange trop, parfois mal, et se heurte au machisme du milieu. Mais guidée par sa passion pour la cuisine et son indépendance farouche, elle vivra une extraordinaire aventure sensuelle et humaine. Cette quête initiatique la conduira même jusqu’au Japon.

Inspiré de la véritable histoire d’une des premières femmes inspectrices au Guide Michelin, Le Goût d’Emma dévoile les coulisses de la gastronomie.

Ce roman graphique est le fruit du travail de trois femmes : deux auteures françaises, Emmanuelle Maisonneuve et Julia Pavlowitch, et une dessinatrice japonaise, Kan Takahama.

Le Goût d’Emma a fait l’objet d’une publication inédite au Japon dans le prestigieux hebdomadaire Morning puis chez l’éditeur tokyoïte Kodansha, sous forme de manga.

Le Goût d’Emma nous fait suivre Emma alors qu’elle entre au guide Michelin et sillonnera les routes de France pour visiter des hôtels et des restaurants où elle goûtera différents plats. Emma se rendra rapidement compte du machisme présent dans le milieu, au début, et sera guidée par sa passion pour la cuisine et son indépendance afin de faire de jolies découvertes.

Ce roman graphique – Même si certains le classent dans les mangas, oui, oui est inspirée de l’histoire d’une des toute première femmes inspectrice au Guide Michelin, ce guide de renom permettant à des restaurants et hôtels d’avoir leurs étoiles. Et je dois avouer que je suis passée seulement trois fois devant avant de craquer tant ce titre m’intriguait et me donnait envie… Je dois dire que je ne connais pas énormément de choses sur le Guide Michelin, à l’origine, et que ce fut une découverte radicale. Parce que oui, je ne pensais pas qu’il était essentiellement masculin au départ. Cela peut sembler naïf, mais j’ai toujours cru qu’il y avait quelques femmes dans les personnes sillonnant les routes et lors de ma lecture je me suis rendue compte que ce n’était pas le cas. Emma brise d’une certaine manière les codes et montrera qu’elle est tout aussi capable qu’eux.

Pour ceux qui douterait de la véracité des faits présentés, il faut savoir qu’Emmanuelle Maisonneuve – l’une des co-auteures de Le Goût d’Emma avec Julia Pavlowitch – est la dénommée Emma de l’œuvre. Comme sa représentation du roman graphique, elle a travaillé auprès de Michel Bras et Alain Ducasse – deux chefs cuisiniers – tout en rencontrant également Alain Passard. Ces rencontres seront déterminantes pour la jeune femme, tout comme pour notre héroïne et lui permettront de forger son palais… Ce palais qui sera son atout lors de ses voyages pour le Guide Michelin et sa plus grande force. Et j’ai été ravie de la découvrir à travers l’héroïne !

Une héroïne qui sait ce qu’elle veut malgré les difficultés, qui avance et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Les différentes rencontre qu’Emma fera, au fil des pages, des jours et des mois lui permettront d’évoluer, de voir vers quel goût va sa préférence. Un certain voyage vers le pays du soleil levant l’aidera en ce sens, lui faisant réaliser ce qui est réellement important dans les plats. Est-ce tout ce qui est en plus ou l’aliment lui-même ? Peut-être le savez-vous déjà, sinon vous le découvrirez en tournant les pages de ce roman graphique.

Pour ce qui est de l’histoire réalisée par Emmanuelle Maisonneuve et Julia Pavlowitch, elle est logique et je voyais sans difficulté que les deux femmes savaient de quoi elles parlaient. L’une étant la source même du roman biographique et l’autre utilisant son bagage de journalise gastronomique pour écrire Le Goût d’Emma, le roman biographique savait jusqu’où il irait, ce qu’il allait raconter et jusqu’à quel point. Voir l’évolution d’Emma a été un ravissement et voir la manière dont elle se comporte donne envie de la rencontrer, de discuter avec elle.

Les illustrations de l’œuvre sont réalisées par Kan Takahama et j’ai été fascinée par celles-ci, par les détails, les couleurs et chaque chapitre fut un véritable régal, un moment de bonheur. Les plats étaient peut-être un peu trop lisses, mais reconnaissables entre mille malgré tout et donnaient réellement envie de les goûter, de les savourer. Chacun des personnages rencontrés avait son propre style, son faciès et ses traits faisant que je ne me suis jamais demandée qui était qui. Lors du voyage d’Emma, j’avais l’impression d’être avec elle et notre héroïne m’a encore plus donné envie de me rendre dans ce pays lointain. Un jour j’irai… Même si ce sera dans très longtemps. Je suis également curieuse de découvrir ses autres œuvres dont L’envol du papillon qui m’intriguait déjà depuis un moment.

Ce trio se marie merveilleusement bien pour donner naissance à l’œuvre que j’avais dans les mains, ce roman graphique que je ne désirais pas quitter et les Arènes BD ont fait du bon travail par rapport à l’édition de ce One Shot qui nous entraîne dans ce monde peut-être pas si connu que ça au final. Le papier était épais, le roman graphique en lui-même avait également un certain poids et sa taille le rendait repérable sans difficulté parmi les différents ouvrages présents sur ma table de nuit. La jaquette nous montre Emma avec un plat devant elle ce qui nous indique ce que nous aurons durant notre lecture. Notre héroïne, de la cuisine, des découvertes. Que demander de plus ?

Je pense que vous aurez comprit que j’ai passé un très bon moment dans ce roman graphique où le plaisir de la table apparaît, donne envie de se plonger dans quelque chose qui fera vibrer nos papillesdu moins les miennes – et je ne regrette pas l’acquisition de Le Goût d’Emma que je relirai à coup sûr prochainement afin de m’y replonger. On réfléchit sur la nature même des plats, sur ce que l’on recherche lorsque l’on mange quelque chose… Faut-il que ce soit complexe ou ressentir le vrai goût des aliments est-il suffisant ? Cela varie en fonction de chacun, de nos palais, de nos envies du moment. Un rien peut modifier nos perceptions et j’apprécie ce que Le Goût d’Emma m’a apprit par rapport à tout ça ainsi que sur les éléments importants pour le Guide Michelin. Un guide qui m’aura surprise tout le long et ouvert les yeux également. Sortir des sentiers battus n’est pas toujours un mal en soi et peut réserver de très belles surprises !

Et vous les matous, connaissez-vous ce titre ? L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Comptez-vous le lire ?

Les pirates du Tobiuo Noir

Coucou les matous, vous allez bien ? Oui ? Tant mieux alors ! J’espère que vous n’avez pas trop froid non plus… Les températures ne sont pas les plus chaleureuses qui soient pour le moment. Courage à tous ceux qui doivent travailler en extérieur ou attendre longuement en tout cas.

Cette fois, nous allons partir sur les flots en compagnie de… pirates ! Je remercie, d’ailleurs, Line Marlin et Simplement.pro pour la découverte. Je m’excuse également du retard, pour le moment tous les articles postés auraient du paraître la semaine passée, mais suite à certains événements et d’autres petites choses ce n’est pas le cas… Hissez la voile les matous, nous allons naviguer avec l’équipage présent dans cette nouvelle !

« Les pirates du Tobiuo noir »

les-pirates-du-tobiuo-noir-965808-264-432

5€99 (broché) & 0,99 (ebook) – Nouvelle – 85 pages

Lorsque des pirates viennent attaquer son village, celle qui sera surnommée Crevette est recueillie par le chef même de ces malfrats. Elle doit alors se faire passer pour un homme, mais arrivera-t-elle à se faire accepter du reste de l’équipage sans se faire démasquer ? Veut-elle vraiment rejoindre ceux qui ont assassiné ses proches ?

Vous ne le savez sûrement pas… Ou alors vous me connaissez IRL – et encore, ce n’est pas tout le monde qui était au courant… Luna c’est sûr et certain depuis le temps – mais j’adore les pirates ! Et les dinosaures… mais ça, c’est tout à fait à part et ça n’a rien à voir avec l’histoire ici présente. Résultat, une histoire de pirates ça a tout pour m’attirer, titiller ma curiosité et voir une demoiselle devoir se faire passer un homme m’a un peu rappelé un autre titre Mary Tempête où une jeune femme se faisait également passer pour un homme et crapahutait sur les mers.

Ici, nous faisons la rencontre de Crevette qui est recueillie par le chef des pirates alors que ces derniers viennent d’attaquer son village et, de ce fait, de tuer sa famille. Après  tout, pourquoi pas recueillir une pauvre personne n’ayant rien demandé et faire en sorte qu’elle se fasse passer pour un homme sur le bateau car… les femmes portent malheur d’après les légendes.

Ceci est véridique d’ailleurs, tout du moins pour l’époque, car vous vous doutez bien les matous que la place de la femme n’était pas pareille que maintenant. De ce fait, notre petite Crevette devra tout apprendre du point de vue… masculin et par rapport à la piraterie aussi. Parce que bon, une demoiselle se comportant comme une princesse sur un bateau pirate ça ferait tâche.

Crevette est un personnage vraiment agréable à suivre et découvrir. Son apprentissage par rapport à sa nouvelle vie et le fait qu’elle fait son maximum pour se tenir à carreau afin de camoufler le fait qu’elle est une fille dans cet univers purement masculin font qu’on la découvre, que l’on voit la manière dont elle se développe malgré la mort de ses parents. La demoiselle est relativement forte et veut réellement honorer la mémoire des siens en se battant contre ses peurs personnelles. Ce qui n’est pas simple, comme nous le savons tous.

L’histoire se déroule à la première personne, nous découvrons donc tout du point de vue de notre héroïne et nous tremblons en sa compagnie. La peur de se rendre compte qu’elle est démasquée est présente. Cette vision fait que l’on ressent ses sentiments, ses doutes, ses peurs, ses joies aussi parce que cela arrive de temps en temps. On vit à travers elle ses aventures et nous découvrons l’équipage en sa compagnie également.

Un équipage composé comme tout équipage de navire pirate de personnalités variées et de différents « travaux » maîtrisés par chacun d’eux. La vie sur un bateau n’est pas la plus facile, la plus calme, mais c’est la plus aventureuse en soi pour des personnes tels qu’eux. Et puis, naviguer sur l’océan à toujours été remplit de découvertes en tout genre !

Pour ceux se demandant où nous nous trouvons, nous sommes en pleine mer de Chine au 14ème siècle. Pour le savoir, cela ne se trouve pas dans l’histoire en elle-même, mais dans la biographie de l’auteur et je trouve cela dommage que ce ne soit pas reprit, directement, dans la nouvelle. Nouvelle débutant de manière assez abrupte car il est difficile de savoir ce qu’était réellement la vie de Crevette auparavant, les raisons ayant poussé le capitaine à l’épargner et faisant qu’elle se retrouve sur son navire. Certes, il est facile de spéculer qu’il est peut-être un membre de sa famille, qu’il a eu des remords et j’en passe… Même si pour les remords ça risque d’être difficile, mais en savoir plus aurait été réellement bien à mes yeux.

Du côté de l’écriture en elle-même de la nouvelle, Line Marlin se débrouille réellement bien. Elle est fluide et le vocabulaire est riche tout en étant en rapport avec le milieu que nous découvrons. Le côté tragique du début est suivit par l’aventure et son rythme soutenu ainsi que les rebondissements présents dans tout récit d’aventure. Les pages n’étant qu’au nombre de 85, la fin arrive bien trop vite et je désirais ardemment découvrir la suite, continuer de voir à travers les yeux de Crevette. Je n’ai pas vu d’erreurs non plus durant la lecture qui se fait rapidement.

Malgré ses quelques défauts, Les pirates du Tobiuo Noir se montre vraiment prenant. Cela présage plein de belles découvertes futures et de nouvelles aventures qui en mettront plein les mirettes si ses textes sont tous de cet acabit. Après tout, Line Marlin nous fait entrer dans cet univers, cette époque et ce lieu pas si connu réunit sans réelles difficultés. Pour ma part, j’étais restée aux anglais et espagnols au niveau maritime (Et les hollandais et les français tu les oublies Neko ?!) alors découvrir une nouvelle partie du monde m’a fait rêver et me donne envie de me renseigner bien plus encore par rapport à tout cela.

Il y a tant à apprendre, à découvrir et lire de telles nouvelles peut nous donner envie, justement, de voyager vers d’autres lieux pour voir leurs histoires, leurs passés. Et cette envie est belle et bien présente depuis que j’ai éteint mon vieil allié, il ne me reste plus qu’à l’assouvir en partant en quête des mystères de la mer de Chine, de faire un retour dans le temps au 14ème siècle et de me laisser emporter par le courant marin. Je serai également curieuse de découvrir les futurs textes de Line Marlin tant cette nouvelle m’aura emportée dans son récit.

Je pense que vous l’aurez bien comprit, cette nouvelle fut réellement un hymne à l’aventure en des lieux inconnus pour ma part. Une histoire me donnant envie de lever les voiles, de naviguer sur des océans déchaînés et de découvrir des lieux lointains. J’aurai eu des frissons, les yeux remplis d’étoiles, la peur au ventre à certains moments et toujours envie d’aller plus loin, d’en savoir plus, d’être sur place. Être à la première personne est un vrai plus m’ayant permit de m’immerger dans les aventures de la pauvre Crevette qui n’avait strictement rien demandé à l’origine.

Et vous les matous, lisez-vous des nouvelles ? Appréciez-vous l’aventure ? Que recherchez-vous durant la lecture ? Connaissez-vous ce texte ? L’avez-vous déjà lu ? Compteriez-vous essayer ?

 

Site de l’auteurSimplementTwitterFacebookBabelio