Somali et l’Esprit de la Forêt – Tome 1

Coucou les matous ! Comment allez-vous aujourd’hui ? Pas trop mal ? Chouette alors même si aujourd’hui nous nous dirigeons dans quelque chose d’un peu plus contemplatif. Un manga où l’on se perd dans les planches et devant lequel il est difficile de rester de marbre.

Vous vous demandez du quel je parle ? Vous avez raison de vous dire que cette fois ce n’est pas une suite car nous partons dans un tome un sorti aux éditions Komikku.

« Somali et l’Esprit de la Forêt »

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7€90 – Seinen – 196 pages

Depuis que le monde est dominé par les créatures non-humaines, les hommes en sont réduits à mener une existence clandestine pour échapper à la persécution sans répit des nouveaux maîtres. Un jour, un golem, gardien des forêts, recueille une fillette appartenant à cette race humaine en voie d’extinction et décide d’entreprendre avec elle un périlleux voyage à travers les contrées.
Ainsi commencent les aventures de cet étrange duo dépareillé, mais uni par un attachement quasi filial.

Pourquoi Somali et l’Esprit de la Forêt alors que j’avais déjà mentionné à de nombreuses reprises The Ancient Magus Bride et que je parlais très rapidement du Berceau des Mers sur Twitter dernièrement ? Tout simplement parce qu’il est le dernier titre que j’ai lu de chez eux pour le moment – non, je n’ai pas encore L’Enfant et le Maudit (mais si vous voulez un avis sur l’oeuvre allez lire l’avis d’Euphox qui en parle sur son blog) – et qu’il est réellement difficile de ne pas être enchanté durant la lecture.

Parce que oui, Somali et l’Esprit de la Forêt n’est pas un titre où l’action rythmera chacune des pages, mais où nous prendrons le temps de découvrir les lieux traversés par Somali et le Golem, où nous en apprendrons un peu plus sur le monde nous faisant face sur les pages que l’on tourne. Un monde où l’être humain semble être une créature excessivement une rare, un être presque disparu parmi toutes les créatures fantastiques le peuplant.

Toutes sont différentes, toutes ne portent pas forcément dans leurs cœur l’espèce humaine et il n’est pas difficile de comprendre les raisons de ce comportement lorsque nous connaissons notre peuple. Pourtant, notre espèce a-t-elle réellement mérité son sort ? Existe-il d’autres humains que la petite Somali recueillie et protégée par l’Esprit de la Forêt qu’est le Golem ? Les recherches se poursuivent en nous faisant voir le monde, les villes et les êtres. La nature est énormément présente également nous permettant de découvrir l’amour dirigée vers celle-ci par le « Père » de Somali.

Peu importe l’endroit où nous nous trouverons, il ne ressemblera pas au précédent et nous fera voir, de ce fait, la diversité des espèces présentes tant au niveau des créatures connues – des oiseaux, par exemple – et celles peuplant l’univers imaginaires voire des créatures totalement inconnues. La petite humaine découvrira autant des oiseaux que des nymphes ou des lapins à cornes. Ce qui n’est pas rien surtout vu les détails touchant chacun d’eux. Même leurs lieux de vies sont excessivement bien dessinés car ils nous donnent envie de les arpenter par nous-mêmes. Je me serais bien perdue dans certains lieux, personnellement, et ce malgré les risques encourus pour les pauvres humains que nous sommes.

Nos personnages principaux sont réellement agréables à suivre, la fillette qui camoufle son humanité grâce à ses vêtements – principalement sa capuche à cornes – et le Golem la protégeant du mieux qu’il peut. Chacun découvre le monde d’une manière différente, l’une de part son jeune âge et l’autre car il quitte pour la première fois sa forêt, son antre. A leurs côtés nous en découvrirons d’autres, secondaires mais possédant également leurs importances dans les événements ayant lieu sous nos yeux. Certains seront plus dangereux que d’autres pour la fillette, pourtant elle arrivera à garder son innocence.

Pour ce qui est du manga en lui-même, l’édition est de qualité. Komikku a fait du bon travail que ce soit au niveau du papier, de la traduction, de la souplesse ou de la couverture. Cette dernière est vernie si je ne me trompe pas et, lorsque l’on ouvre le manga pour la première fois, nous découvrons certaines planches en couleur ce qui fait toujours plaisir et nous permet de nous immerger une première fois dans l’univers et ses teintes. Un régal.

Vous l’aurez comprit, ce premier tome de Somali et l’Esprit de la Forêt créé par Yako Gureishi fut vraiment agréable à découvrir. Une ode à la nature, à la différence, mais également à la découverte de territoires inconnus et d’espèces différentes. La rencontre entre les deux êtres, qui ne se ressemblent pas du tout, reste assez touchante, mais en même temps mystérieuse et l’on désire en savoir plus sur les raisons ayant poussé Somali à appelé « Père » le Golem qu’elle rencontrait pour la première fois. Nous voulons en savoir plus sur la fillette, mais également sur l’Esprit de la Forêt ou sur le monde où nous nous trouvons tout en contemplant les lieux.

Et vous les matous, comment avez-vous trouvé Somali et l’Esprit de la Forêt ? L’avez-vous lu ? Sinon comptez-vous le débuter ?

Site de l’Editeur – Extrait