Histoire d’un mot… Sumo

Thomas ayant disparu pour le moment, je reprends son idée d’article qui était tout de même intéressante afin de vous en apprendre un peu plus sur un mot. En espérant qu’il ne m’en veuille pas. Écoutez donc l’histoire qui vous sera contée.

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En ce jour nous nous tournerons vers le mot « Sumo » qui fut mentionné, pour la première fois, en 712 dans « Chronique des faits anciens » – également nommé « Kojiki » – où deux divinités s’affrontèrent dans un combat de sumo. Takemikazuchi, dieu du tonnerre et de l’épée, réussi à vaincre Takeminakata, dépeint comme le fils d’Okuninoshi – la divinité terrestre d’Izumo – suite à ce combat, cela permit au peuple ayant suivit la première divinité de posséder les îles japonaises et de fonder la famille impériale.

En 720, une autre légende apparait dans le « Nihon Shoki » et rapporte un combat qui aurait eu lieu durant le règne de l’empereur Suinin – le onzième empereur du Japon d’après la liste traditionnelle des empereurs – où Nomi-no-Sukune et Taima-no-Kuehaya s’affrontèrent afin de voir lequel des deux était le plus fort. Suite à la victoire de Nomi-no-Sukune, les terres de Taima-no-Kuehaya lui revinrent.

Mis à part ses deux légendes, certains pensent que les combats seraient apparus il y a plus ou moins 1500 ans. A ce moment là, ils auraient servit de rituels religieux shinto avec la danse et le théâtre en même temps que les prières. D’anciennes luttes asiatiques auraient également eu une influence sur les combats de sumo. Ainsi la lutte mongole, ou bökh, qui consiste à simplement obliger l’adversaire à mettre le genou, le dos ou le postérieur au sol serait l’une de ses bases tout comme le shuai jiao chinois, un art martial chinois de lutte à main nue au corps-à-corps, et le ssirum coréen, un duel de force physique et de technique entre deux opposants en contact direct l’un avec l’autre. C’est vrai que vu comme ça, ces trois sports sont très proche du sumo.

C’est au VIIIe siècle (8ème pour ceux qui préfèrent), durant la période Nara, que les combats sont introduits dans les cérémonies de la Cour Impériale. Des tournois annuels étaient organisés accompagnés de musique et de danses auxquelles participent, bien entendu, les combattants victorieux. A l’époque, cela ressemblait à un mélange de boxe et de lutte où presque tous les coups étaient permis. C’est grâce à la Cour Impériale que des règles seront formulées et développées au fil du temps, jusqu’à devenir proche de ce que l’on connait aujourd’hui.

Sauf qu’en 1192 une longue période de guerres et d’instabilité est présente, ce faisant le Japon se trouve sous une dictature militaire à Kamakura. Le combat sumo sera utilisé, à ce moment là, sous l’angle militaire afin d’augmenter l’efficacité au combat des samouraïs et immobiliser l’adversaire. Lorsqu’en 1603, le Japon est unifié sous le shogunat Tokugawa nous retrouvons une période de paix et de prospérité ainsi que le développement d’une classe aisée qui se trouve être les commerçants. Afin de divertir la bourgeoisie de l’époque des groupes de sumo professionnels sont créés et prendra sa forme actuelle tout en devenant le sport national du Japon au XVIIIe siècle (18ème siècle). Ce sera fin du XIXe siècle (19ème), c’est-à-dire à la restauration de Meiji, que des associations et des syndicats se créeront permettant au sport de se professionnaliser progressivement au début du XXe siècle (20ème). Enfin ce sera durant l’expansionnisme du Japon Showa – entre 1926 et 1945 – qu’il y aura un essor pour ce sport.

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Que de dates et de noms parfois compliqués dit donc… Je terminerai simplement par dire que c’est un sport réservé aux hommes où les lutteurs sont appelés rikishi voire o-sumo-san. Durant les combats, ils ne sont vêtus que du mawashi – une bande de tissu serrée autours de la taille et de l’entrejambe – qui constituera la seule prise solide autorisée durant le combat. Il n’existe pas de catégorie de poids entre eux, mais ceux des meilleures divisions pèsent environs 150kg. Le but de chaque rikishi sera d’éjecter l’adversaire hors du cercle de combat – dohyô – ou de lui faire toucher le sol.

Pour ceux que cela intéresse un manga sur ce sport est sortit en avril 2016 aux éditions Glénat, il s’agit d’Hinomaru Sumo de Kawada. L’un des mangas phare du Jump d’après ce que j’ai lu. Prêt à vous lancer ? Voici le résumé !

L’histoire suit l’ascension de Ushio Hinomaru, un adolescent ambitieux, qui décide de devenir Yokozuna, le grade ultime du très difficile art martial Sumo.

Tout commence lorsqu’il intègre le lycée Odashi et qu’il rejoint le club de sumo dans lequel il fait la rencontre de jeunes aussi motivés que lui…

Je dois avouer ne pas encore l’avoir lu – le manga s’entend, l’extrait c’est déjà fait – et qu’il m’intéresse tout de même pas mal. Un manga sur un sport pas si connu que ça en Europe et avec des personnages assez charismatiques, je trouve, et surtout reconnaissables. Le héros a un caractère que je trouve vraiment sympa (mais mes goûts sont parfois assez bizarres). Je suis donc curieuse d’en découvrir plus, surtout vu les dessins bien réalisés. Vous avez donc une idée d’un futur achat possible de ma part sur le coup 🙂

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Enfin, comment avez-vous trouvez cet article ? Avez-vous quelques choses à ajouter ou une remarque à réaliser ? Je suis preneuse de tout type de commentaires et serai ravie d’en discuter avec vous !

Extrait d’Hinomaru SumoSite de Glénat

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