Père & Fils – Tome 1

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Torakichi, apothicaire ambulant, passe la majorité de son temps sur les routes pour visiter ses clients. Résultat : il n’a quasiment jamais vu son fils de 3 ans, Shiro… À la mort de sa femme, il prend une décision qui changera sa vie : celle d’emmener le petit garçon avec lui sur les routes ! Mais si Torakichi est incollable sur les plantes médicinales, il n’y connaît rien en éducation et est loin d’être un père modèle… Pourquoi Shiro pleure-t-il ? Pourquoi se réveille-t-il en pleine nuit ? Entre les soucis du quotidien et son travail éreintant, le jeune papa est complètement dépassé… Les aléas du voyage et les rencontres diverses l’aideront-ils à reconstituer le lien perdu avec son fils ?

Et c’est repartit pour un article tout… Pas chaud ou tout juste sortit du four (._. ça se met au four un article ?) Il est prêt depuis avant-hier en réalité et n’attendait que le véritable lancement du blog. Comme vous l’avez vu dans « C’est lundi, que lisez-vous ? », j’ai feuilleté et lu dans mon p’tit panier en osier tout en écoutant du SPYAIR – qui seront en concert, normalement, à Paris ce 26 mars – le manga « Père & Fils ». Non, il n’y aucune logique entre la musique et le manga, j’avais juste besoin d’une mélodie à ce moment là pour bien m’isoler.

C’est la première chronique du blog, alors j’espère me débrouiller un minimum…

« Père & Fils » nous entraîne dans un road-trip en compagnie de Torakichi et de son fils Shiro. Le père apprenant au fil des pages et des rencontres à s’occuper de son enfant, découvrant les différentes raisons le poussant à pleurer ou ce qui le touche. Torakichi est, en quelque sorte, un père en apprentissage depuis la mort de sa femme où il avait laissé Shiro chez sa sœur. Au fil des chapitres, racontant chacun l’une des rencontres liée au travail d’herboriste de Torakichi, on en apprend un peu plus sur les plantes encore utilisées de nos jours et sur l’évolution des protagonistes.

Il est difficile de ne pas fondre devant la bouille craquante de Shiro, difficile de ne pas compatir avec les nuits blanches de Torakichi. Ils sont humains et extrêmement touchants dans leurs manières d’êtres. Les moments plus sérieux sont souvent suivit par ceux l’étant moins grâce au petit Shiro et les personnages composant le récit permettent tous une avancée de l’herboriste et son fils. Être père n’a rien de simple, surtout quand on voyait peu son enfant, et Torakichi le montre parfaitement dans sa manière d’être, son désemparement face à certaines situations ou à ses explications envers le petit Shiro. C’est un apprentissage autant pour lui que pour nous ou pour Shiro qui, au fond, n’était pas habitué à passer tant de temps avec son papa.

Dans ce Japon traditionnel et n’ayant, pourtant, jamais existé nous retrouvons des valeurs humaines et une mythologie nippone que l’on apprend au fil des pages. Les Jizo qui se trouvent sur les routes et auxquels Shiro dépose des fleurs pour sa mère, Ieji qui n’est pas un rapace que l’on côtoierait tous les jours dans notre monde et une représentation de la fête des morts. Voir les détails apportés aux différents décors et aux personnages du manga sont un régal pour les yeux tant ceux-ci sont somptueux et nous entraînes aux côtés de ce duo hors du commun.

La couverture est, également, très belle dans ses teintes douces et au touché très agréable. On y retrouve Shiro et Torakichi dans un moment de complicité que l’on retrouverait aisément à notre époque et les voir sourire est un véritable baume au cœur. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à retirer la jaquette afin de retrouver une petite surprise en dessous : De petites cases toutes aussi mignonnes les unes que les autres avec nos deux nouvelles rencontres.

Ce manga composé de chapitres tranches de vie est un vrai régal tant au niveau de l’édition papier, très bien réalisée par Ki-Oon, que par son histoire et ce qu’il nous apporte au fil de ses pages. Diverses émotions peuvent nous traverser, être en contradiction et nous aussi nous pouvons nous demander ce qu’a Shiro à tel ou tel moment. On s’inquiète pour lui, comme Torakichi, et on se prend d’affection pour le père et le fils au fil des pages tournées.

Cette lecture a été un véritable coup de cœur, que ma mère c’est empressée de m’emprunter, et je continuerai volontiers la suite afin de voir l’évolution de notre petit duo. C’est avec douceur que j’ai refermé ce premier volume et avec l’envie de faire un câlin à ce petit bout de chou de quatre ans qui n’existe que sur papier malheureusement. Je suis ravie d’avoir osé l’acheter, de ne pas avoir trop tardé.

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8 réflexions sur “Père & Fils – Tome 1

  1. Virginie C. dit :

    Encore un manga qui me tente! Un ami libraire me l’a conseillé, mais j’ai résisté (car je suis aussi à la fac et j’ai un mémoire à rendre…) mais j’adore ne serait-ce que la qualité de l’édition et la couverture toute douce niveau couleurs!

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    • otaklive dit :

      Le bonheur de la fac qui revient quand même cher à la fin, courage pour ton mémoire oo »
      Je peux comprendre que ton ami libraire te l’ai conseillé, tu as une bonne résistance sur le coup ! Oui, l’édition est vraiment de qualité et la couverture est adorable en plus d’être douce dans ses teintes, ça change de couvertures flashy 😀

      En tout cas tu peux le noter sur ta liste de futurs mangas à prendre sans hésitation ^^

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  2. Pingback: Merci – otaklive
  3. lire en bulles dit :

    Un vendeur Fnac me l’avait conseillé il y a un moment, mais je ne l’avais pas pris n’ayant pas forcément envie de lire une histoire avec un père et son enfant, parce que moi l’adulte de 29 ans jalouse un enfant IMAGINAIRE qui a un bon lien avec son paternel… oui ce sont les résidus de mon enfance sans un père aimant et présent MAIS JE M’ÉGARD! Mille excuses.

    Alors oui, je lirais le tome 1 un jour mais je dois avouer ne pas savoir quand… ^^

    Aimé par 1 personne

    • Neko dit :

      C’est vrai qu’en fonction du vécu un manga peut toucher de manière différente les gens (pareil pour les livres) Mes relations avec mon père ne sont pas simples non plus… Il est là, mais plutôt du genre à me rabaisser constamment (raison pour laquelle je commence seulement à reprendre confiance en moi…)

      Débute le lorsque tu en ressentiras l’envie ou qu’il finira par t’attirer d’une manière ou d’une autre 🙂 Après tout ce n’est pas urgent et vu l’engouement autour du titre il ne risque pas de disparaitre d’un jour à l’autre pour le moment ^^

      Aimé par 1 personne

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